Yannis Youlountas












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Site de son film "Ne vivons plus comme des esclaves"
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FILM ACTUELLEMENT EN TOURNÉE
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Musique du film JE LUTTE DONC JE SUIS :

Affiche du film JE LUTTE DONC JE SUIS :

Pour télécharger cette affiche en plus grand format, cliquez ici.


UN TEXTE

Petite philosophie du sport

Quand le jeu prépare aux enjeux sans subir leur tyrannie.

Le sport plonge ses racines dans l’enfance, jusqu’à nos origines animales. Tous les jeux enfantins, à commencer par les activités sportives, sont une reproduction des schémas animaliers qui visent l’apprentissage de la vie d’adulte par l’amusement et la mise en situation fictive. La chatte livre dans ce but des souris vivantes à ses chatons quand l’âge est venu. Mais une balle de ping-pong ou une coquille de noix peuvent également faire l’affaire. L’essentiel est que le jeu sans enjeu de l’enfance humaine ou animale prépare aux enjeux de l’existence postérieure et permette l’entrée progressive dans le monde des grands, en découvrant à la fois l’autonomie et les synergies possibles avec autrui.

Faire du sport, c’est grandir et, à cette fin, prendre sa propre mesure et celle d’autrui dans une socialisation à part entière. Le jeu sportif nous suggère qu’il n’y a pas de liberté sans lien ni de lien sans liberté, que l’individu a besoin du collectif et réciproquement, et que sa principale problématique se situe dans une recherche d’équilibre entre le je et le nous. Dans ces conditions, le sport favorise le développement du singulier dans l’universel, à travers la découverte de ses facultés corporelles et cérébrales et leur perfectionnement.

Car l’expression « faire du sport, c’est grandir » ne signifie pas écraser les autres mais croître avec eux, dans une émulation qui n’omet pas la fin collective de la démarche, et ce, même dans les sports dits « individuels ». A la différence de l’art et de la science, le sport ne fabrique pas du sens : ni du pourquoi ni du comment. Même une finale de Coupe du Monde n’est qu’un entraînement, au-delà des apparences fallacieuses. Si des enjeux ridicules et démesurés sont montés en mayonnaise par les médias du pouvoir, c’est parce que ce dernier a besoin de diversions pour passer sous silence les enjeux réels, à l’extérieur du stade, et parce que la cohorte des résignés a besoin de divertissements pour les oublier. Ce sport-là, aux antipodes du jeu tant il est submergé par des enjeux insupportables et la célébration du pouvoir et des inégalités, n’est qu’un spectacle de plus parmi ceux qui détournent les esclaves modernes de leur condition servile et de leur existence indigne.

A l’inverse, le sport sans le pouvoir est une pause, une parenthèse, un moment gratuit, c’est-à-dire un temps pris sur soi et pour soi, avec ou sans autrui. Le sport sans le pouvoir est paradoxalement un arrêt, à l’instar des trêves qui marquaient les premières olympiades antiques, séparant jeu et enjeu. Le sport sans le pouvoir est un débat et non un combat. D’où sa mise en parallèle avec des négociations de paix, à côtés des stades, et diverses fraternisations entre les cités antiques. Le sport sans le pouvoir est une respiration. Car ce qui compte n’est pas tant de dépasser les autres que de se dépasser soi-même. Et pour cela, on a besoin d’eux : comme points de repères pour nous situer, comme partenaires pour nous éprouver, comme adversaires pour nous stimuler. A ce titre, même l’adversaire est en réalité un partenaire qui revêt une fonction spécifique pour la circonstance, la plus respectable qui soit, dans un jeu de miroirs. Celle de nous confronter à nous-même.

Y.Y.













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